Ecriture recueil de nouvelles audrey singh

Ecrire c’est réécrire. Tout ?

Il y a deux ans, j’ai repris l’écriture. Quelque chose que j’aimais faire plus jeune, mais que j’avais relégué dans un coin de ma tête, de façon plus ou moins consciente. Peur d’être lue ? Peur de ne pas être à la hauteur ? Peur de ne pas réussir dans ce métier ? Je ne sais pas trop.

Mais voilà, j’aime toujours autant écrire. Réfléchir à des histoires, essayer de faire passer une vision du monde plus bienveillante, plus égalitaire, tenter de faire changer certaines mentalités (à mon niveau) me motive plus que tout.

Alors je suis retombée dedans, avec un premier NaNoWriMo, puis des nouvelles, puis un autre premier jet de roman écrit. Tout en lisant des livres de théorie narrative, des blogs de conseils et écoutant des podcasts sur ce sujet. Et l’année dernière, j’ai commencé à  soumettre mes textes.

Avec cette envie de professionnalisation sont venues plusieurs questions (notamment sur la viabilité de ce métier, et l’affaire #payetonauteur me démontre bien qu’il y a d’énormes poncifs à encore bousculer), mais surtout des remises en question. Est-ce que mes écrits sont vraiment intéressants ? Comment m’améliorer ? Autant pour des nouvelles j’ai l’impression de pouvoir plus facilement tester des choses, et surtout avoir des retours sur mon travail, autant pour les deux premiers jets de roman écrits ça a été plus compliqué.

Le premier, écrit en 2015, je l’ai laissé reposer dans un coin avant de le relire. D’y percevoir des choses intéressantes, mais surtout beaucoup de choses qui le sont moins. J’ai choisi de le laisser dans un coin, et de ne pas le corriger (ou plutôt le réécrire). Était-ce par peur de le finaliser ? Par manque de motivation ? Par flemme ? Peut-être que je me trompais, et qu’il fallait que je travaille plus dessus ?

Je peux vous dire que ça a mouliné pas mal, jusqu’à ce que j’écrive un autre roman. Que j’ai aussi laissé reposer avant de le relire. Et cette fois, je sens qu’il faut que je travaille dessus, que je finalise cette nouvelle histoire. C’est difficilement explicable, mais ça m’a soulagée d’un poids dont je n’avais pas conscience et ça a calmé cette petite voix interne, celle qui répète que je ne suis pas capable d’aller au bout d’une correction. Mon premier premier jet était un entrainement. Ce deuxième premier jet, deviendra mon premier roman finalisé.

Et quand je doute, je tourne la tête pour regarder ces trois recueils de nouvelles, où se niche à chaque fois une de mes histoires. Ils me rappellent que des gens ont déjà choisies mes histoires courtes. Pourquoi pas une plus longue ?

Recueils de nouvelles :

 

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