Batman – La cour des hiboux

Avant de parler du titre en lui-même, parlons un peu du contexte : ce titre a été écrit pour le relaunch de DC, qui refait donc partir à zéro (enfin plutôt au numéro 1) Batman et 51 autres titres, comme Batwoman, Justice League, Wonder Woman, Catwoman, mais aussi des titres moins « connus » comme Swamp Thing ou Animal Man.

La cour des hiboux est donc un des premiers arcs depuis ce relaunch, relaunch qui a aussi pour but de rendre plus accessible l’univers pour un néophyte, sans pour autant léser les anciens lecteurs. Et c’est une véritable réussite.

Au scénario nous avons Scott Snyder qui se concentre sur Batman, le Chevalier noir de Gotham, avec ses qualités indéniables et ses failles qui l’humanisent un peu. Snyder ne va donc pas faire intervenir toute la galerie de personnages liés à l’univers de Batman comme d’autres ont pu le faire – je pense notamment à Silence et Un long Halloween de Jeph Loeb, qui sont deux très bons titres mais où quelqu’un ne connaissant rien de cet univers risque de se sentir dépasser par le nombre d’intervenants – mais va se focaliser sur le héros.

Et pour lui donner du relief, quoi de mieux qu’un ordre puissant et caché, indéniablement lié à la mythologie de Gotham, et dont tout le monde a entendu parler à travers une comptine. Un ordre sur lequel Batman a déjà enquêté et auquel il ne croit pas. Et pourtant. Enquêtant sur un meurtre, notre caped crusader va découvrir que la prochaine victime sera… Bruce Wayne.

A partir de ce moment, Snyder va nous faire suivre Batman dans cette histoire, cette épopée (n’ayons pas peur des mots ! ) et les dessins de Capullo (qui a beaucoup travaillé sur Spawn) vont renforcer cette immersion dans un univers très particulier de Gotham, à la fois très réel et à la fois tellement peu. Et ce sentiment, la difficulté de démêler le vrai du faux, c’est aussi celui que ressent Batman dans cette confrontation avec l’ordre.

D’ailleurs, Batman est clairement en position de faiblesse dans cette histoire, que ce soit dans la mythologie mise en place (les hiboux sont les prédateurs des chauve souris), dans les combats où il ne ressort pas en grand vainqueur sans bleus ni coupure, ou encore dans ses croyances (lui qui pensait qu’un ordre secret ne pouvait exister dans sa ville, qu’il parcourt en long et en large depuis plusieurs années…). Malgré cela, il m’impressionne plus que jamais, à ne jamais baisser les bras, à ne jamais prendre de repos et surtout à imaginer sa vengeance.

J’attends la suite avec impatience et je ne peux que vous le recommander !

3 Comments

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Masareply
juin 22, 2012 at 05:06

Je fus ravi de lire cet ouvrage, oui j’emploie ce terme tant cet épisode de Batman est excellent !p
Graphiquement sublime, un scénario très bien mené qui nous tient bien en haleine et qui nous fait attendre la suite avec impatience !
Au passage, j’ai acheté le Catwoman, pas encore lu mais il semble très prometteur. 😉

Linilimreply
juin 22, 2012 at 05:06
– In reply to: Masa

J’ai pas osé le prendre, le premier feuillet ne m’avait pas plu plus que ça ; tu me diras ce que tu en penses !

Masareply
juin 22, 2012 at 05:06
– In reply to: Linilim

Les couleurs sont pas mal agressives je trouves, j’ai hésité à le prendre et je me suis dit, pourquoi pas. On verra.

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